jeudi 4 octobre 2007

Mardi 18 septembre : Fianarantsoa/Manakara

Alors aujourd’hui c’est journée train. Cela nous donne « le droit » de partir plus tôt (6h30) car il faut être en avance à la gare. Le train « doit » partir vers 8h00 (il faut savoir que les horaires ne sont vraiment donnés qu’à titre indicatif, la patience est de mise – donc pas pour ceux qui prennent les trains de la SNCF toute l’année !).

Il s’agit d’un ouvrage commencé sous la colonisation en 1926. Il aura fallu 10 ans pour sa construction. Ca monte et ça descend sur 163 km. Il parait que la ligne est jalonnée de 67 ponts et 48 tunnels (mais je crois qu’aucun de nous n’est arrivé au bout de l’inventaire !).







Je dois dire que c’est assez pittoresque. Nous embarquons dans un wagon « première classe » ! En fait cela nous donne le droit d’avoir les banquettes un peu rembourrées (et pas seulement en bois). N’ayant pas connu ce genre de train, cela me fait penser aux films ou aux romans du siècle dernier. Cela ajoute au côté aventure…







Finalement nous partons dans les temps. Notre arrivée est prévue à Manakara vers 15h00. Pendant que nous profitons du roulis du train et de ses nombreux arrêts, Lucien et Honoré font la route en bus pour nous retrouver à l’arrivée (et après avoir fait la route un peu plus tard en sens inverse, je peux vous dire qu’eux aussi ont eu droit au roulis !).

Donc nous voilà partis pour 8h de train (si tout va bien !).

Le train parcourt la ligne un jour dans un sens, un jour dans l’autre (quand il n’y a pas de problème technique ou climatique). Il s’arrête dans de nombreux villages, certains n’étant pas accessibles autrement. Aujourd’hui le train ne transporte pas de marchandises. Cela lui permet d’aller plus vite (mais attention, on est loin du TGV et c’est tant mieux, on peut profiter du paysage !).

Le paysage parlons-en. Ce qui est dommage, c’est que le temps est gris et brumeux, donc pour les photos, la luminosité n’est pas terrible. Ici, nous avons changé de décors par rapport à Antsirabe. Tout est vert autour de nous, la nature est luxuriante. Il y a des arbres et des plantes partout. A bien des endroits le train se crée lui-même un passage et « retaillant » au fur et à mesure les plantes qui s’invitent sur sa voie. Il y a pèle mêle : des fougères, des arbres du voyageur, des palmiers, des bananiers, des tulipiers du Congo, des caféiers… et beaucoup d’autres dont je ne connais pas le nom.



















Nous nous arrêtons régulièrement dans des villages assez rudimentaires. Les maisons sont en briques ou en planches. Il y a toujours du monde dans « les gares ». Les gens du village viennent et certains vendent de la nourriture : bananes, beignets, miel, viande, écrevisses…











Même si nous nous méfions (le vasa est fragile à l’étranger !), nous goûtons certains mets. Et je dois avouer que c’est très bon ! Et pas cher du tout ! Pour exemple un beignet coûte 100 ariarys (sachant qu’1 euro représente environ 2500 ariarys…faites le calcul). Finalement il s’agira d’un circuit gastronomique pour certains (tout le monde ne prend pas de risques, mais au final je ne pense pas que quelqu’un ait attrapé quelque chose suite à ses essais culinaires).

Nous nous rendons donc de village en village, bercés par le train (enfin, façon de parler), des paysages superbes pleins les yeux. Nous arrivons comme prévu à Manakara (à 14h55 soit 5 minutes plus tôt ! mieux que la SNCF!).

A notre arrivée les taxis locaux attendent les voyageurs à la gare (ce sont des pousse-pousse), mais ils devront se passer de notre clientèle car Lucien et Honorée nous attendent.

Nous embarquons donc pour l’hôtel (Sidi Hôtel) qui se situe entre le Canal des Pangalanes et l’Océan Indien. Après notre installation et un petit tour en ville (encore des boutiques !!!! et le marché - mais bon, il faut faire marcher l’économie locale) nous mangeons à l’hôtel. A ce propos, je remercie Gilles pour m’avoir fait parvenir les photos de la cuisine. Je vous laisse juger par vous-même… (mais là non plus, personne n’est tombé raide mort).

mardi 2 octobre 2007

Lundi 17 septembre : Antsirabe/Ambositra/Fianarantsoa

Nous poursuivons notre descente vers le sud.

Départ pour Fianarantsoa avec un arrêt au village d’Ambositra, capitale artisanale. Nous découvrons les boutiques des artisans Zafimaniry avec leurs pièces de bois sculpté et les carrés de marqueterie si finement ouvragés. Il s’agit d’un travail vraiment de toute beauté avec des pièces plus belles les unes que les autres. Il y a des jeux de société (solitaire, échecs, jeux de l’oie…), de nombreuses boîtes en tous genres avec notamment pour décors les couvertures des différents albums de Tintin (avec un petit plus : Tintin à Madagascar) et des portraits de Corto Maltese, des sculptures et masques et tous genres….

Après la visite, nous avons quartier libre dans la ville pour nous promener et faire les boutiques. Nous en profitons pour continuer nos achats (des fois qu’on ne trouverait plus rien ailleurs !). Enfin, je me moque mais je ne suis pas en reste ! J’avoue avoir un peu dépensé dans cette ville, avec notamment l’achat d’une chaise ! Heureusement elle est faite en deux parties qui se démontent facilement (je ne suis pas la seule, Gilles et Monique notre guide d’Arvel ont fait pareil ! et oui, je dénonce !). Au fait, pour info, si vous achetez quelque chose en bois à Madagascar, demandez une facture au risque d’avoir des problèmes au moment du retour….je vous expliquerais en temps voulu.

Nous découvrons aussi les boutiques locales avec les sacs d’épices et de riz, le poisson et les sauterelles séchés, la boucherie avec son étal en plein air et la viande qui pend au bout d’un crochet, les boutiques casto du coin ou la récup et la reconversion des objets est de mise...

Une fois les nouvelles emplettes effectuées, nous nous retrouvons dans un restaurant à la façade très colorée (Hotely gasy lafatra) pour gouter aux spécialités malgaches. Nous avons droit à différentes viandes (cochon, zébu…), des petits poids, des haricots, du riz, des brèdes (feuilles de plantes vertes), des feuilles de manioc … et en dessert banane ou ananas flambé au rhum ! J’avoue que le repas est très bon.

Une fois régalés et les paquets embarqués dans le bus, nous repartons pour Fianarantsoa. Nous arrivons au Soafia hotel en fin d’après-midi. Nous en profitons pour acheter nos premières cartes postales. Une fois installés et douchés, nous nous retrouvons au restaurant de l’hôtel pour manger un bon steak de zébu. Puis repos bien mérité en attendant la prochaine journée….

Dimanche 16 septembre : les hautes terres

Aujourd’hui nous allons profiter du paysage des hautes terres. Il s’agit d’un paysage emblématique de Madagascar, qui ne ressemble à aucun autre, fait de collines et de lignes de crêtes, de villages accrochés sur les flancs, de maisons hautes en briques aux toits de chaume, de rizières dans les vallées et de couleurs flamboyantes où se mêlent des rouges, ocres, beiges, bleus, verts…

Pour cela nous nous rendons de village en village au travers d’une randonnée de quelques heures. Elle nous permet de rencontrer les paysans qui cultivent les champs qui nous entourent, d’aller à la rencontre des artisans et forgerons.

Durant cette randonnée nous sommes accompagnés par deux guides qui font partie d’une association de jeunes malagasys d’Antsirabe. Les recettes sont en partie distribuées aux villages traversés.


Les gens sont souriants ; les enfants nous accueillent avec de formidables « bonjour vasas ! » et nous suivent durant notre ballade. Cette douce mélodie enfantine nous suivra tout au long de notre voyage, au travers de tout le pays, et restera un merveilleux souvenir…

Au détour d’un village nous tombons même sur une partie de pétanque ! Je dois dire que c’est assez drôle d’avoir un petit quelque chose familier dans ce pays si lointain !

Les malagasys parlent tous un peu français, nous n’avons donc pas de problème de communication.

Nous découvrons les conditions de vie assez sommaire de la population. Les maisons sont de plein pieds ou avec un étage. La cuisine abrite un feu qui brûle à même le sol (il n’y a pas de cheminée) et nous retrouvons les marmites que nous avons vues la veille.

Les gens viennent à notre devant et certains nous encouragent même à les prendre en photo. La seule contrepartie est de faire parvenir un exemplaire à l’association pour qu’il soit distribué lors de prochaines randonnées…

Une fois la balade terminée, nous retrouvons le bus. Nous récupérons le pique-nique et nous nous installons sur les pentes d’un talus qui entoure la place du village. Nous ne sommes pas seuls, il y a une multitude de personnes qui font comme nous et des danses et chants ont lieu. Certains malagasys (qui viennent de la ville, plus aisés que ceux que nous avons rencontrés dans les villages) nous prennent en photo ! Cela nous amuse beaucoup.

Une fois le pique-nique et un moment de détente passés, nous repartons.





Nous nous arrêtons ensuite visiter un artisan qui fabrique des objets en corne de zébus. Il nous fait une petite démonstration avant de nous proposer différents objets.








Nous allons ensuite voir une fabrique de voitures , vélos et pousse-pousse miniature. Ce sont des objets fabriqués à l'aide de divers déchets tels canettes vides, boîtes de lait, morceaux de fil de fer... Nous retrouvons ces objets au bord des routes sur les étals. J'avoue que ce sont des souvenirs sympas qui montrent toute l'ingéniosité des créateurs....



Enfin nous visitons une fabrique d'objets en pierre.

De retour à l'hôtel nous retrouvons nos marchands ambulants qui nous attendaient déjà le matin ... et c'est reparti pour une petite séance shopping !

Dîner au restaurant suivi d'une bonne nuit de sommeil...

lundi 1 octobre 2007

Région de Tana à Antsirabe


Fabrique de briques.
Les briques sont fabriquées en haut à gauche sur la photo. Elles sont ensuite cuites (en bas à droite un four à briques).
Dans le milieu de la photo, sur le talus, on peut voir du linge sécher.







Véhicule courant : la charrette à zébus





Fabrique artisanale de marmites. Pendant que l'un verse le métal en fusion, l'autre maintien le poids sur le gabarit.










Vasas en plein shopping ....

Présentation du groupe






Le groupe








Niry
, notre guide local : gentil, serviable, patient... Toujours prêt à nous faire découvrir son pays, sa nourriture et sa culture





Lucien et Honoré, nos fidèles "transporteurs". Très gentils eux aussi, ils ont supporté avec le sourire l'exubérance des vasas et leurs taquineries








Notre bus : petit mais pratique et confortable. Soumis à rude épreuve sur les routes de Madagascar

Samedi 15 septembre - Antananarivo/Antsirabe

Après un petit déjeuner en commun, nous nous séparons du 2ème groupe que nous ne retrouverons que le dernier jour (pour plus de commodité le deuxième groupe fait le circuit à l'envers). Notre groupe se retrouve ensuite dans une salle pour se présenter, décrire ses attentes concernant le séjour... Nous découvrons Niry notre guide local (nous l'avons rencontré hier soir mais de manière rapide). Il nous donne une pochette avec le programme ainsi qu'une carte de Madagascar et nous parle de ce que nous allons faire, nous montre le circuit sur la carte. Après environ 1h30, c'est parti pour l'aventure !


Nous quittons Antananarivo (Tana pour les intimes) pour Antsirabe, la ville d'eau. C'est donc un départ vers le sud et ses paysages typiques de la campagne des hauts plateaux. Pour vous donner une idée, ce sont de grandes étendues vallonnées. Les champs sont délimités par de petits talus. Il y a une grande exploitation du sol argileux qui sert à faire des briques. Elles sont fabriquées à la main, séchées puis cuites dans de grands fours au bord de la route. Pendant que les hommes travaillent aux champs, les femmes font la lessive dans la rivière et font sécher le linge en l'étendant sur les buissons au bord de l'eau.
Il y a aussi des rizières. Le riz est incontournable dans l'alimentation malagasy. Niry nous a dit qu'en moyenne chaque habitant mange 2 kilos de riz en 3 jours.

Durant le trajet nous croisons nos premiers taxis-brousse. Ce sont de petits bus ou estafettes qui relient différentes villes et villages sur plusieurs jours. Ils roulent jour et nuit. Nous avons appris une formule qui est couramment employée dans ces moyens de transport et qui nous servira durant notre voyage : "on n'est pas des poulets !" (= on est des canards). Cette gentille formule signifie : il faut faire un arrêt pipi !
Nous croisons aussi des charrettes tirées par des zébus. Il s'agit là d'un mode de transport assez répandu. La richesse d'un homme se montre notamment par le nombre de zébus qu'il possède.

En chemin nous nous arrêtons dans de petites boutiques au bord de la route.
Enfin, boutique.... Ce sont des étalages avec divers paniers, chapeaux, souvenirs (baobabs, lémuriens...). Cet artisanat est très joli et coloré. D'ailleurs beaucoup de paniers seront acheté durant le séjour !

Nous nous arrêtons ensuite à Ambatolampy pour voir la fabrication artisanale des marmites qui équipent les foyers malagasy (oui, je ne l'ai pas encore dit : il ne faut pas dire malgache, plutôt vu négativement et faisant référence au colonialisme, mais malagasy). Donc nous visitons cette fabrique familiale. Le principe est simple : on se sert d'une marmite pour faire un moule en terre, on referme avec un gabarit, on fait fondre l'alliage que l'on verse dans un petit tuyau qui va remplir le moule. Le surplus coule par une évacuation. Le procédé est rudimentaire mais on voie l'expérience et la rapidité d'exécution (il faut environ 15 minutes pour faire une marmite). En les regardant travailler, nous nous disons que nous nous serions déjà brûlé avec le métal en fusion! En repartant nous passons devant des groupes qui jouent au billard ou au baby-foot en plein air (cela doit être la place du coin) et devant le cinéma de quartier (une baraque en bois).

Après cette visite nous nous arrêtons une deuxième fois un peu plus loin pour voir un musée sur les insectes locaux puis pour déjeuner. A la sortie du restaurant nous en profitons pour acheter nos premières gousses de vanille (et oui, les vasas ne perdent pas de temps - au fait vasa c'est l'étranger ou le touriste en malagasy).
Une fois la panse pleine et le porte-monnaie délesté de quelques ariarys, nous repartons pour Antsirabe. En arrivant nous faisons une petite visite de la ville, puis nous nous installons à l'hôtel Avana.

Et voilà notre première "vrai" journée écoulée....

Premier jour, vendredi 14 septembre - Paris/Antananarivo

Comme dans tous les voyages longue distance, le premier jour nous a servi à l'acheminement.

Nous avons rendez-vous à Marignane à 6h00 dans le Hall 4, destination Roissy (comme souvent le vol n'est pas direct et il faut passer par notre belle capitale !). Nous nous retrouvons donc tous et commençons à faire connaissance (certains se connaissaient déjà), notamment avec Monique notre guide d'Arvel .
Après l'enregistrement des bagages, décollage vers 8h15. Nous sommes tous un peu fatigués mais contents.
Nous arrivons à Roissy vers 9h45 et sommes pris en charge par du personnel sur place car notre vol est prévu à 10h15 pour Antananarivo (au passage nous récupérons Cathy qui sera la guide du 2ème groupe).
Et là c'est parti pour 10h30 non stop ! Et je peux vous dire que de jour, cela parait TRES long ! Heureusement qu'Air France a des films récents (j'en ai profité pour me faire quelques films que j'avais loupés).
Trois films, deux repas et un casse croûte plus tard, nous arrivons à Antananarivo. Il est environs 22h00.
Nous faisons une première queue pour le visa, une deuxième pour passer la douane, récupérons nos bagages (sauf un, et oui, que serait un voyage de groupe sans une perte de bagages !), profitons pour faire notre premier change (c'est fou ce qu'on parait riche avec des milliers d'ariary, la monnaie locale) et rencontrons Niry notre guide local ainsi que Lucien notre chauffeur et Honoré qui l'accompagne (et l'aide notamment pour les bagages).
Nous nous rendons dans un hôtel à 45 minutes de l'aéroport, récupérons nos chambres pour passer une bonne nuit, bien méritée...

Infos

Quelques infos pratiques concernant ce voyage.

Je suis partie avec mon CE. Nous étions au départ 34, mais nous avons été séparés en deux groupes pour plus de commodités sur place.
Mon groupe comptait 18 personnes de Cadarache, accompagné de Monique, notre guide Arvel, Niry, notre guide local de Malagasy Tour ainsi que Lucien et Honoré notre chauffeur et son aide.
Au total notre expédition comptait donc 22 personnes (nous étions à l'aise au départ dans notre bus pouvant accueillir une trentaine de personnes mais cela n'a pas duré, les vasas sont très dépensiers !!!)

Notre voyage s'est déroulé du 14 au 27 septembre 2007, fin d'hiver/début de printemps pour Madagascar, et je dois dire temps idéal pour visiter...